Lundi 23 juin 2008 1 23 /06 /Juin /2008 01:50
Beaucoup de choses ont changées depuis le début du projet, grâce à la disponibilité des acteurs, l'envie d'aller plus loin, les ajouts, les choses modifiées, les dialogues changés et surtout grâce (ou à cause, c'est selon) de la folie du metteur en scène (moi donc ^^).

FORGOTTEN devrait donc être découpé en deux parties de 1h30 chacune. Le film tel qu'il est monté actuellement dure 38 minutes environ, pour un total de 25 scènes montées. Pour le moment, quelques 400 plans différents de caméras sont utilisés, ainsi que 19 chansons (ce qui est déjà beaucoup).

Voilà les différents vidéos que vous pourrez trouver sur le net:

Teaser



Première bande annonce:


Deuxième bande annonce:


Par Rick Jacquet - Publié dans : Forgotten
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Samedi 26 avril 2008 6 26 /04 /Avr /2008 11:53
Le tournage de FORGOTTEN avance très bien. Nous avons pour le moment un total de 50 tournées sur 85 scènes.
Le film devant faire une durée conséquente sera coupée en deux métrages d'environ 1h20 chacun. Le casting du film est conséquent, il y a pleins de nouvelles têtes, les musiques ainsi que le nombre de plans est variés, mais aussi les techniques utilisées à l'image.

Le film monté dure pour le moment seulement 15 minutes, pour 7 scènes, et contient déjà 10 chansons (de David Lynch en passant par Moby, Peter Gabriel ou Akira Yamaoka) et quelques 200 plans de caméras, dont la moitié en noir et blanc, et l'autre bien entendu en couleurs.

Voici pour le moment l'intégralité du casting par ordre d'apparitions:

Pauline Le Gac De Lansalut
Cindy Lecullier
Lucia Goncalves Vilela
Thelma Aguero
Lionel Cassy
Rick Jacquet
Alice Fey
Jee Jacquet
Thibault Geffroy
Christopher Lecullier
Corentin LC
Julien Lhomme
Olivier Camuset
Arnaud Varaine

Bien sur, il reste encore des scènes à tourner, et d'autres personnes rejoignent le casting:

Isabelle Jacquet
Jonathan Malot
Louise Fey (pas encore sur)
Zoé Patrick
Anne-Laure Le Masson
Ingrid Beyeler

Voilà pour le moment un petit diaporama vous donnant un aperçu de l'ambiance visuelle du métrage.

Rick Jacquet

Par Rick Jacquet - Publié dans : Forgotten
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Mercredi 12 décembre 2007 3 12 /12 /Déc /2007 18:53
L'écriture et le tournage de "Forgotten" se continue. Les quatre premières minutes du film ont été montées et un filtre a été ajouté sur l'image pour donner une impression de vieux film, avec des rayures, de la poussière, des flous, changement de luminosité. Le début du film nous présentera les différents personnages principaux (8 personnes).

Sur ce projet, je serais scénariste, réalisateur, directeur de la photo, monteur, acteur et parfois caméraman. La première partie introduisant les personnages aura droit à ce filtre pendant toute sa durée. L'histoire sera racontée en voix off par deux des personnages, et l'action se déroulera dans deux villages (imaginaires): Raw Beck et Angel City.

Voilà les premières photos:
Forgotten.JPG


Rick Jacquet
Le 12 Décembre 2007
Par Rick Jacquet - Publié dans : Forgotten
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Lundi 10 décembre 2007 1 10 /12 /Déc /2007 21:44
ANNONCE

Voilà maintenant plusieurs mois que la production de "Underground" a commencée, mais le tournage s'est stoppé. Dorénavant, suite à quelques soucis que je n'expliquerais pas ici, qui aurait demandé un recasting pour certains personnages, le film est annulé. Enfin, pas vraiment annulé. Pour être plus précis, le projet "Underground" a fusionné avec mon dernier projet en date en cours d'écriture, "Forgotten". Ainsi, l'histoire restera en partie intacte, si ce n'est que certains personnages, et donc passages, seront absents, et que l'histoire va se retrouver au milieu de l'intrigue de "Forgotten". Certains acteurs vont donc jouer plusieurs rôles, et les deux histoires s'emboitent très facilement l'une dans l'autre.

Rick Jacquet
Le 10 Décembre 2007
Par Rick Jacquet
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Lundi 26 novembre 2007 1 26 /11 /Nov /2007 14:42
Pendant une durée record de trois jours, je me suis attelé durant le mois de Novembre au tournage d'un nouveau moyen métrage totalement expérimental, fausse suite de All day long.  Le film reprend certains personnages (Natasha et son frère), mais nous ne saurons jamais si le film se passe avant, après, ou tout simplement dans un autre univers, ou si le film lui même mélange différents univers, ou différentes époques. Avec une liberté totale et un temps de tournage record, All day long 2 a vu le jour.

ALL DAY LONG 2 - DISORDER
2007 - France - Couleur
Durée: 37 minutes
Genre: Expérimental
Réalisation et scénario: Rick Jacquet
Montage et mixage: Rick Jacquet
Photographie: Rick Jacquet et Christopher Lecullier
Cadrages: Rick Jacquet et Christopher Lecullier
Costumes: Rick Jacquet
Production: Rick Jacquet
Musique: Alexander Shevchenko et David Lynch
Avec Rick Jacquet, Lucia Goncalves Vilela, Christopher Lecullier, Cindy Lecullier et la voix de Pauline Le Gac

L'histoire: Rick est un jeune journaliste free-lance. Une de ses connaissances l'engage pour qu'il retrouve la trace d'une jeune femme, Natasha, disparue depuis 2 semaines. Son frère est suspecté de la cacher. Perdu entre rêve et réalité, il va tout faire pour la retrouver, et se retrouver lui même dans ce cauchemar.

POCHETTE-ALL-DAY-LONG-2.jpg

Le film aura laissé pour le moment tout ses spectateurs dans un état de confusion général. Certains l'ont apréciés pour cela, comme étant une pièce de puzzle en plus de mon univers (Pauline, Christopher, Jee), tandis que d'autres ont rejetés cette complexité tout en reconnaissant certaines qualités visuelles ou musicales (Cindy et Lucia).

En bref, j'aurais peut être atteint le point de rupture de mon univers au niveau complexité. En tout cas, ce que je propose durant les 37 minutes de ce métrage, c'est un voyage expérimental dans ma tête, ce qui n'a pas l'air si aisé que ça ^^

La bande annonce ici:
http://myspacetv.com/index.cfm?fuseaction=vids.individual&videoid=21727900
Par Rick Jacquet - Publié dans : All day long
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Vendredi 12 octobre 2007 5 12 /10 /Oct /2007 03:52
Peu de temps après le début du tournage, un petit teaser a été fait, du film "Underground". Il ne révèle rien de l'intrigue, des personnages, mais il se contente de  placer une ambiance. La musique est de David Lynch, c'est la chanson "Rabbits theme".

<div><object width="425" height="356"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/1xJ7X9Mte8IkMlbRo"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/1xJ7X9Mte8IkMlbRo" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="356" allowfullscreen="true"></embed></object><br /><b><a href="http://www.dailymotion.com/video/x308z6_pre-bande-annonce-underground">Pré bande annonce &quot;Underground&quot;</a></b><br /><i>envoy&eacute; par <a href="http://www.dailymotion.com/donnie512">donnie512</a></i></div>
Par Rick Jacquet - Publié dans : Underground 1 et 2
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Vendredi 12 octobre 2007 5 12 /10 /Oct /2007 03:52
 

Disorder
2007 - France
Genre: Drame expérimental
Réalisation: Rick Jacquet
Musique: Alexander Shevchenko et Paul Dunn
Scénario: Rick Jacquet
Avec Rick Jacquet, Christopher Lecullier, Julien Lhomme, Alice Fey, Lucia Vilela, Pauline Le Gac, Jee Jacquet et Thelma Aguero

UNE CRITIQUE DE JEREMY RAPP

 

Rick Jacquet, Marc Stevens. Deux êtres partageant le même corps. Le point de départ de Disorder lorgne immédiatement vers la difficulté. Définitivement ancré dans le cinéma expérimental, le réalisateur Rick Jacquet intègre à cette houleuse histoire de schizophrénie une étude de son film précédent. L’expérience Arakard, même reniée en bloc par le réalisateur, voguera comme toile de fond à toute l’intrigue de Disorder, comme s’il s’agissait d’un acte dont les conséquences en découlent aujourd’hui encore. Dès lors, Rick Jacquet n’est pas seulement un jeune esprit perdu au milieu de diverses personnalités, mais un nomade cherchant à aller au bout de son œuvre pour passer à l’étape suivante, au risque de s’égarer en pleine folie névrotique. Et en plus de ses différentes facettes de personnalités, Rick/Marc va devoir affronter des démons intérieurs qui ne tarderont pas à se matérialiser sous ses yeux pour mieux l’embrouiller.

Semi autobiographique, Disorder (anciennement My Life) s’écarte un moment du thème cher au réalisateur (le voyeurisme) pour plonger entièrement dans celui de la quête de l’identité. Après une première expérience de cinéma amateur houleuse (voire désastreuse selon les premiers concernés), le réalisateur cherche à affronter l’après Arakard en effectuant un travail personnel riche et original. Le spectateur n’aura donc pas à chercher vraiment qui est Rick Jacquet et qui est Marc Stevens ou même qui l’emportera des deux, mais cerner au mieux quelle issue aura choisi le réalisateur lui-même.

Cette façon d’expier ses ‘péchés’ permet même au réalisateur d’intégrer d’autres séquences de ses précédents essais cinématographiques, ouvrant la porte à des situations comiques de premier ordre (les extraits de Les Cigarettes Tueuses, Les Deux Guerriers et Les Trois Guerriers sont irrésistibles), tandis que les séquences d’Arakard servent à exposer la complémentarité des scènes de casting, voire à discuter ouvertement des qualités et défauts du métrage lors d’un débat illustré de séquences intégrées à la pellicule. Les extraits, minutieusement sélectionnés, des précédents essais du réalisateur permettront également d’exposer avec flagrance les progrès en matière d’éclairage et de réalisation. La recherche visuelle est importante dans Disorder, les difficultés du scénario trouvant souvent des réponses dans la lumière et dans les couleurs. La fragilité de l’interprétation (de la part des acteurs secondaires) sera palliée par ces nombreux effets numériques.

Moins fataliste que Arakard, Disorder peut aussi être vu comme une palette d’essais filmiques passant de la vidéo type ‘souvenir de vacances’ à la vue subjective de délires paranoïaques sans oublier les entretiens de casting qui ouvrent la discussion avec la plupart des acteurs. Film fantôme qui peint à sa façon les méandres d’un esprit perfectionniste au milieu d’un monde qui lui semble hagard et maladif, défiant toute logique, le montage du film suit les péripéties psychiques du héros, passant ainsi de la vie de tous les jours (plans vidéo à la caisse du cinéma) à des délires excentriques déguisés en rêves (à cela, la scène de l’émission est une merveille d’inventivité et de comédie décalée). La réalisation se concentre sur ce qui doit apparaître à l’écran, ignorant le gore pur et dur auquel se laissait tenter Arakard. On dénote certains défauts du côté du son, lors de dialogues partiellement inaudibles ou lors d’ajout d’effets sonores trop brutaux pour faire suffisamment réaliste. Les jeunes acteurs vivent leurs émotions à 100%, parfois au détriment de leur personnage, laissant jaillir un manque de naturel qui peut faire sourire mais qui ne dénote pas le plaisir ressenti durant le tournage. Dans Disorder, contrairement à Arakard, cette fraîcheur parfois naïve dans l’interprétation ne sera pas négative, dans le sens où les acteurs se jouent davantage eux-mêmes que des personnages scénarisés. L’improvisation est autre mode de liberté voulu par le réalisateur.

Le final, loin d’être aussi complexe qu’annoncé, utilise l’idée du pacte avec le diable comme subterfuge à apporter une finalité à cette histoire. On quitte tout lien avec la réalité pour infiltrer un monde de chaos ou le pessimisme domine. Ce point obscur à une quête si chère au réalisateur permet avant tout un épilogue (sans doute plus convaincant qu’un point d’interrogation, récurrent et malvenu dans ce genre de film). Disorder sert donc à faire le testament d’Arakard et illustrer cette étude par une recherche visuelle et musicale variée. Le film tire un trait sur le cinéma amateur et entre de plein pied dans le cinéma expérimental, avec toute la complexité scénaristique et toute la beauté esthétique que cela implique. Le réalisateur a dès lors trouvé sa voie, et promet de bien belles incursions dans son monde dépravé et unique en son genre. Le spectateur, quant à lui, aura tout loisir de saisir le film à sa façon, Disorder laissant dans ses images aux apparences complexes une grande liberté de compréhension.

Pour tout renseignements ou pour se procurer une copie du film: jacquetrick@hotmail.fr

NOTE: 15/20
En bref : Rick Jacquet affronte ses démons et les conséquences de son précédent film en signant une étude dramatique de son univers. Un chassé-croisé entre moult personnalités pour s’exorciser et voir d’un œil neuf l’avenir de son cinéma expérimental. Un épisode transitoire loufoque et complexe qui met à profit les souvenirs de ses expériences passées tout en perfectionnant l’éclairage et la mise en scène.
Par Rick Jacquet - Publié dans : Disorder
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Vendredi 12 octobre 2007 5 12 /10 /Oct /2007 03:50
Voilà un petit essai pour le film "Underground 2" que je viens de faire, à partir d'une capture des rushes. Le plan se trouve d'ailleurs dans la bande annonce du premier "Underground.

ESSAI.JPG
Par Rick Jacquet - Publié dans : Underground 1 et 2
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Lundi 1 octobre 2007 1 01 /10 /Oct /2007 08:52
DISORDER
Après l'échec artistique de "Arakard", j'ai un temps décidé d'abandonner totalement la mise en scène pour me concentrer uniquement sur l'écriture. Fort heureusement, une idée est arrivée très rapidement, et "Disorder" est né, une sorte de film pour me permettre d'oublier tout ça, d'exorciser mes démons, et de pouvoir enfin passer à autre chose. Un film contenant quelques défauts, notamment de son, mais dont je suis plutôt fier.

DISORDER
2007 - France - Couleur et noir et blanc
Durée: 1h57
Genre: Drame expérimental
Réalisation et scénario: Rick Jacquet
Montage et mixage: Rick Jacquet
Photographie: Rick Jacquet et Christopher Lecullier
Musique: Alexander Shevchenko et Paul Dunn
Avec Rick Jacquet, Christopher Lecullier, Julien Lhomme, Alice Fey, Lucia Goncalves Vilela, Pauline Le Gac, Jee Jacquet et Thelma Aguero
Première apparition à l'écran de mon actrice fétiche Cindy Lecullier

La bande annonce:


Par Rick Jacquet - Publié dans : Disorder
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Lundi 1 octobre 2007 1 01 /10 /Oct /2007 08:51
 

Arakard Director's cut
2006 - France
Genre: Horreur
Réalisation: Rick Jacquet
Musique: Jerôme Deloizon
Scénario: Rick Jacquet d'après Chiaki Konaka
Avec Isabelle Caudron, Julien Lhomme, Olivier Doisy et Rick Jacquet

UNE CRITIQUE DE JEREMY RAPP

 

Arakard est le premier « vrai » film de Rick Jacquet, un tout jeune réalisateur qui s’accorde au cinéma expérimental avec dévotion et passion. Le tournage de ce film s’est opéré sur plusieurs mois, avec des amis promus acteurs pour les circonstances. La durée initiale du métrage une fois terminé était d’1h21. Mais le film était surtout la représentation de nombreux aléas de tournage et de mésentente entre les comédiens. Par manque de temps et, forcément, de budget, le film ainsi mis en boîte n’était pas à la réelle convenance du réalisateur, aussi peut-on donc découvrir aujourd’hui la version dite Director’s Cut, de 47 mns, sur internet et en téléchargement libre. Cette version correspond donc davantage à la vision du réalisateur, même si beaucoup de séquences se retrouvent lésées et que dès lors la compréhension du film peut s’avérer plus difficile.

Arakard Director’s Cut traite de trois jeunes, Rick, Olivier et Julien, qui découvrent dans une citadelle désaffectée une jeune fille inanimée : Arakard. Recueillie et conduite chez l’un d’entre eux, la jeune fille semble dépourvue de la parole et de réactions humaines, se conduisant comme un animal déambulant d’une pièce à l’autre de la maison sans réel but. Pourtant, le personnage d’Arakard va exercer une fascination malsaine auprès de Rick et Julien, qui, après avoir découvert que la jeune fille ne s’alimente que de sang humain ou animal, vont tâcher de la nourrir et la protéger en prenant garde de ne pas perdre pieds. Car voilà en fait toute l’ambigüité des rapports entre les personnages. Le film démarre dans un contexte hyperréaliste, aidé par le naturel des comédiens (des amis du réalisateur, triés sur le vif) et des décors (les murs de la maison de l’actrice). A cette chronique de vie quelconque vient soudainement s’intégrer un élément inhabituel qui va peu à peu plonger les personnages dans une spirale d’émotions insalubres. Tandis que le personnage de Julien vacille vers la folie psychopathe en traquant des inconnus pour les offrir en pâture à Arakard, Rick plonge dans un univers qui mêle mélancolie et attirance pour la jeune fille. Bien que Rick garde les pieds sur terre au moins le temps de découvrir que Julien s’enlise dans une démence malsaine et dangereuse, la précarité de la situation vise à emporter quiconque dans ce tourbillon de folie.

C’est cette folie qui est le point d’ancrage du métrage. A cela, la courte durée du film et la réduction de certaines séquences (voire même leur effacement pur et simple) participent à la complexité de la trame qui s’inscrit parfaitement avec ce que le réalisateur souhaite véhiculer. Intégrer un élément surnaturel dans un contexte hyperréaliste suffit à faire sombrer les acquis dans un univers fantastique et décalé dont on ne peut sortir indemne. Bon nombre d’éléments serviront à conduire le spectateur vers cette folie malsaine qui hantera Rick et Julien. La caméra, fixe et spectatrice au début du film, finira par devenir instable et rejoindre ainsi les aléas des esprits perturbés des deux héros. La réalisation sera même totalement hallucinée durant le final, avec des plans en séquences accélérées dignes des grands métrages horrifiques, sans oublier l’affrontement énergique entre Rick et Julien dans un combat final acharné au couteau et au fer à repasser !

Le métrage de Rick Jacquet ne sera donc pas privé d’humour frappadingue avec des mises en situations qui rajoutent à chaque fois une pierre au lourd édifice de la démence. Que ce soit la mise à mort du chat (première victime offerte à Arakard) ou la tentative de la part du personnage interprété par Farid Machrouh d’échapper à un charcutage qu’il juge inopportun (voir la réplique démentielle de Rick pour justifier son crime et essayer dès lors de donner de la raison à la plus extravagante des folies). Ces touches de dérision ne désarment pas pour autant le talent des acteurs (du moins certains d’entre eux, puisque d’autres ont au contraire autant de présence qu’une pelure d’oignon dans un plat de pâtes) : des séquences de tendresse entre Rick et Arakard (Isabelle Caudron, actrice pour l’occasion, dévoile à l’image une dimension dramatique touchante malgré son côté animal apparemment réduit) au personnage de Julien, délicieusement inquiétant. Rick Jacquet met donc en boîte un film répondant à ses aspirations expérimentales personnelles les plus profondes (le rêve, la réincarnation, le questionnement sur la race humaine, sans oublier une véritable recherche visuelle pour représenter les méandres du déséquilibre humain, les affrontements au katana, l’évanescence mystique des rêves) en n’omettant à aucun moment le plaisir de réaliser un film « entre amis ». La liberté de jeu et le charme de cette étrange histoire font d’Arakard un coup d’essai auquel on excusera les quelques faiblesses dues à un tournage parfois chaotique pour saluer le potentiel que l’on espère salutaire pour le prochain métrage.

NOTE: 12/20

En bref : Arakard balance furieusement entre effets et rôles d’ébauche et aura mystique intense. L’ambiance est tantôt calfeutrée par les performances de ses acteurs encore ingénus, tantôt dramatique de par une vraie recherche de mise en scène. Si l’ensemble peut laisser pantois voire indécis en raison de son aspect inachevé, force est de reconnaître le talent d’un réalisateur prometteur qui privilégie l’émotion et les sentiments plutôt que le conformisme et la cohérence.

Par Rick Jacquet - Publié dans : Arakard
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